Protection renforcée des patients

Janvier 2006 – AVANCEE LEGISLATIVE EN MATIERE DE PROTECTION RENFORCÉE DES PATIENTS EN CHIRURGIE ESTHÉTIQUE

Enfin les nouvelles lois sur la pratique de la Chirurgie Esthétique sont publiées*. Elles assurent la protection des patients par :
– le contrôle de la compétence des chirurgiens
– le contrôle des Etablissements autorisés

Les nouvelles lois
– Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé : encadrement de l’exercice de la chirurgie esthétique dans des établissements accrédités.
– Décret d’application n° 2005-776 du 11 juillet 2005 de la Loi précitée.
– Circulaire n° DGS/SD2B/DHOS/04/2005-576 du 23 décembre 2005 précisant le décret précité.

* En ce qui concerne les chirurgiens 
Seuls sont autorisés à pratiquer tous les actes de chirurgie esthétique les praticiens qualifiés spécialistes en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique. Certains praticiens sont habilités à pratiquer des actes limités  dans le cadre de leur spécialité d’origine (ORL, ophtalmos… par exemple)

* En ce qui concerne les établissements
Tous les actes de chirurgie esthétique doivent être réalisés obligatoirement dans des installations ayant obtenu l’autorisation préfectorale

A PROPOS DES FILS D’OR
La Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOF.CPRE) a saisi l’opportunité de son rapport annuel pour mettre en garde les patientes tentées par la technique dite des « fils d’or » destinée à traiter les rides et le relâchement cutané facial.

Le syndicat s’y associe et reporte ses conclusions : « Ce procédé, relancé à grand renfort de publicité et très largement médiatisé, n’a jamais fait la preuve de son efficacité quinze ans après sa naissance ! Il ne repose sur aucune étude scientifique sérieuse : les fils métalliques fussent-ils en OR (meilleur impact médiatique), ne suscitent pas de réaction inflammatoire, donc de fibrose, comme peuvent le faire les fils résorbables. De plus, leur rigidité les rend inadaptés à la mobilité faciale : avec le temps, l’évolution se fait inexorablement vers la fragmentation et la déformation en accordéon comme l’objective une simple radiographie. Cette évolution conduit souvent à une chirurgie d’ablation qui peut être délicate et incomplète, ou à une expulsion spontanée. En conséquence, notre Comité scientifique et la plupart de nos membres ne peuvent cautionner par le silence cette pratique qui doit être incluse dans les trop nombreux procédés dits charlatanesques, réprouvés par le Code de Déontologie médicale« .

SILICONE et PROTHÈSES
Le moratoire qui interdisait l’usage (sauf dérogation) des implants de silicone a pris fin en février 2001 et les prothèses contenant du gel de silicone sont de nouveau sur le marché. Les nouveaux gels sont plus cohésifs mais la prudence nécessaire devant un corps étranger reste la règle et devant le risque de rupture un changement d’implant est souhaitable à la demande du ministère de la santé tous les 10 à 15 ans. Le sérum n’est donc plus le seul implant autorisé et garde de nombreux défenseurs et utilisateurs avec malgré tout les risques de dégonflement ou de rupture. Le Silicone liquide en injection sous cutanée reste bien sur toujours interdit et dangereux.

(Source : SNCPRE)